ARABESQUE AMÉRICAINE D’AHMED BENSAADA
Les printemps déchus du Net arabe
Par Abdellali Merdaci
En écrivant Arabesque américaine. Le rôle des États-Unis dans les révoltes de la rue arabe (Alger, Synergie, 2012 [Préface d’Abrous Outoudert] ; 1ère éd., Montréal, Les Éditions Michel Brûlé, 2011), un utile essai sur l’implication de la première puissance mondiale dans les récentes transformations, il est vrai fort abruptes, de pays arabes, jusqu’alors sanglés dans des dictatures bédouines, appréciées et soutenues par l’Occident, Ahmed Bensaada n’en exclut pas les difficultés et les répercussions. Mais devait-il pour autant convaincre son lecteur de la distance qu’il marque aux faits, en se recommandant davantage de la posture du chercheur que du militant ? L’auteur d’« Arabesque américaine » apparaît, tout au long de l’ouvrage, comme un analyste scrupuleux, soucieux de rechercher et de fixer, à travers une exceptionnelle documentation, les conditions d’une lisibilité d’évènements encore tout proches.











