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Il y a pire que de ne pas être informé: c’est penser l’être

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Gaza: Just Imagine!

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Y a-t-il eu un « printemps » en Arabie heureuse?

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Le printemps est une saison très prisée dans le monde arabe. Tous les monstres sacrés de la musique de cette région de la planète lui ont consacré de merveilleuses chansons qui sont, encore aujourd’hui, fredonnées « du Golfe à l’Atlantique ». Que ce soit les Égyptiens Mohamed Abdelwahab et Oum Kalsoum, le Syro-Égyptien Farid El-Atrach ou la Libanaise Fayrouz (et la liste est de loin non exhaustive) toutes et tous ont été inspirés par cette féérique saison. Cependant, mise à part la dernière artiste, qui est toujours en vie pour le bonheur de ses millions de fans (dont je fais partie), tous les autres doivent certainement se retourner dans leurs tombes en entendant la « bien-pensance » qualifier de « printemps » ces évènements sanglants et largement extrinsèques qui ont secoué – et secouent encore – les rues arabes depuis la fin 2010.

Que reste-t-il, en effet, du romantisme révolutionnaire « printanier » porté en étendard par ces jeunes qui ont bravé les autocraties dans les rues de Tunis, du Caire ou de Sanaa, guidés par un idéal érigé sur le sable mouvant des théories  « sharpiennes » de la résistance non-violente [1]? Que reste-t-il de ces manifestants « icônisés » par les médias mainstream et leurs analystes cathodiques dépassés par les évènements ainsi que par ces politiciens glorifiant les évidents et alléchants principes de démocratie, de liberté et de progrès tout en travaillant à la réussite de leur agenda dans la  région?

Pas grand-chose.

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Ukraine: autopsie d’un coup d’état

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Le mouvement de contestation  (baptisé « Euromaïdan ») qu’a récemment vécu l’Ukraine, est intéressant à plusieurs égards. Il montre comment un coup d’état civil contre un gouvernement démocratiquement élu peut être fomenté avec succès avec un appui étranger et sans intervention militaire. Il dévoile la flagrante partialité et le manque d’intégrité des médias mainstream occidentaux qui, avec une argumentation fallacieuse, appuient aveuglément l’interventionnisme occidental et, avec une vision dichotomique de la situation, qualifient les uns de bons et les autres de mauvais. Plus grave encore, il dessine les contours, jusqu’alors vaporeux, de la renaissance de la guerre froide qu’on croyait enterrée avec la chute du mur de Berlin. Finalement, il nous offre une projection probable de la situation des pays arabes « printanisés » dans la mesure où l’Ukraine a connu son « printemps » en 2004, printemps communément appelé « révolution orange ».

Mais pour comprendre la situation ukrainienne actuelle, il est primordial de passer en revue quelques dates importantes  ainsi que les noms des acteurs majeurs de la politique ukrainienne de l’après ère soviétique.

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Haftar: le « partenaire efficace » des États-Unis en Libye

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Le général Khalifa Haftar


Le discours prononcé par le président Obama le 28 mai 2014 à la prestigieuse académie militaire de West Point [1] semble marquer un ajustement majeur dans la politique étrangère américaine à l’égard du monde arabe. Fini le temps des envolées lyriques faisant l’éloge du « printemps » arabe : cette expression n’a pas été une seule fois prononcée durant toute son allocution. Elle a été remplacée par « upheavals of the Arab world », c’est-à-dire « soulèvement (ou bouleversement) du monde arabe ». Le mot « démocratie » n’a été prononcé qu’à deux reprises, mais dans un contexte très général. Realpolitik oblige, Obama a avoué que « le soutien de l'Amérique pour la démocratie et les droits humains va au-delà l'idéalisme; c'est une question de sécurité nationale ». On ne peut être plus clair.

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Ukraine : la filière canadienne

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Pendant toute la période d’effervescence « révolutionnaire » qui s’est emparée de la capitale ukrainienne fin 2013, début 2014, John Baird, le ministre actuel des Affaires étrangères du Canada, a fait preuve d’une hyperactivité pro-ukrainienne qui n’est pas passée inaperçue. Ses déclarations « d’amour » en faveur des révoltés de l’Euromaïdan et ses salves verbales, tonitruantes et belliqueuses, contre le président Poutine et la Russie ont de quoi laisser perplexe. D’autant plus que la contestation ukrainienne était orchestrée par des groupes paramilitaires violents, aux forts relents néonazis, affiliés à l’extrême-droite ultranationaliste.

Mais pourquoi diable un pays comme le Canada, patrie des « Casques bleus », nation perçue comme « semeuse » de paix dans le monde, prend-il le parti d’un mouvement putschiste extrémiste tout en se mettant à dos la Russie qui siège avec lui au G8?

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